David Birch : une identité sans nom
Les commerçants ont besoin de connaître, votre âge, votre code secret mais la plupart d’entre eux ne s’intéressent pas à votre nom… David Birch, le chairman du forum sur la monnaie digitale et sur l’identité digitale décrypte cette autre identité…
Sherry Turkle : connectés, mais seuls ?
Nous en attendons toujours plus de la part de la technologie, en attendons-nous moins des uns et des autres ? Sherry Turkle, Auteure de « Life on the Screen  » ou encore «  Alone Together  »  étudie comment nos appareils et nos personnages en ligne redéfinissent la connexion et la communication humaine, et nous demande de réfléchir profondément aux nouveaux genres de connexions que nous voulons avoir.
Julian Treasure : 5 manières de mieux écouter
Bien comprendre l’identité d’un consommateur c’est surtout savoir l’écouter ! Dans un monde de plus en plus bruyant, l’expert du son Julian Treasure raconte, « Nous sommes en train de perdre la capacité d’écouter. » Dans ce court et fascinant discours, Treasure partage cinq manières de réaccorder nos oreilles pour écouter consciemment – les autres et le monde qui vous entoure.
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V
Le livre blanc de l'AACC Customer Marketing
L’identité du consommateur :
un écheveau complexe,
et pourtant…
L’identité est, comme l’ADN, un acquis essentiel, unique et constitutif de tout individu. Elle se niche partout et permet à tout être de se définir, d’affirmer qui il est. Sans elle, point de salut ni de société !

Pourtant, elle ne s’arrête pas en si bon chemin. En effet, concept aussi vieux que les temps les plus reculés, elle est en perpétuelle évolution et mutation. Modelée, au fil des siècles par les événements historiques, les bouleversements de société ou les progrès technologiques. Au point de donner à l’individu un formidable espace de liberté d’expression.

Plus que salutaire, ce processus évite tout cloisonnement et permet de passer du : «ce que je suis» à «ce que je fais» et «ce que je fais savoir», de se recomposer, de se projeter vers un nouvel idéal, bien plus que de se mettre en danger. L’identité est bel et bien en perpétuel mouvement. Et c’est une bonne nouvelle !

Digital aidant, cette notion a peut-être encore plus évolué dans les métiers du marketing et de la communication que partout ailleurs. Car l’identité du consommateur hyper connecté via des points de contact divers et variés, n’est plus une mais multiple. Déstabilisant ? Sûrement !

D’autant que grâce aux ordinateurs, smartphones, tablettes... et au cross canal, le consommateur segmente sa personnalité en fonction des communautés auxquelles il s’expose, des endroits où il se trouve, de l’activité qu’il pratique ou d’une période de sa vie. Désormais, il décrypte tout et il donne les informations qu’il a envie de donner à la marque. Il joue. Il cabotine. Car il est désormais un «je» multiple et il décide de celui sur lequel il va donner à la marque le droit d’exercer une influence.

Mais ce nouveau consommateur est aussi éduqué et doué d’un cerveau où rationnel et affectif le conduisent à ne pas se réduire à un simple clavier en liaison avec le cloud, le web ou à une vulgaire donnée. Bien au contraire, en quête de créativité, de partage, de reconnaissance, de différence, de valeur ajoutée, d’expérience et d’exigence, il tient à son identité personnelle d’internaute.

Et c’est bien parce qu’un consommateur ne se résume pas à un contenu numérique sur un serveur, et parce que l’ère des nouvelles technologies n’en est qu’à ses débuts, que cette immatérialité de l’identité du consommateur ne doit pas être un obstacle. Elle n’est ni insaisissable, ni un leurre, ni un signe de désamour.

Cette nouvelle définition de la cible devenue multicibles bouscule les standards. Ce serait une grossière erreur de l’ignorer ou d’hésiter faute de la comprendre.

Il est de l’intérêt des annonceurs et des agences d’intégrer cette nouvelle donne qui incite à inventer des stratégies et à redéployer des moyens pour penser autrement le positionnement de la marque et capter ou fidéliser ce nouveau puzzle qu’est devenu le consommateur.

Une réflexion qui passe par un grand coup de pied dans les approches. Car il est hors de question de définir en creux les modèles publicitaires ou de marketing direct. Toutefois, entre ciblage et traçage, plutôt que de jouer au plus fort, les marques doivent mieux jouer, et entrer en conversation avec chacun de leurs clients. En commençant par une meilleure gestion des bases de données (BDD) qui privilégie la qualité sur la quantité, la confidentialité, le respect. Mais aussi par une approche stratégique pro-active pour redevenir partenaires, en évitant des réponses toutes faites, et en imaginant ou optimisant des leviers marketings ciblés et efficaces comme le Vendor Relationship Management (VRM), l’adresse postale, le brand content... Bref en inventant un écosystème !

La société de consommation est en révolution, et plus que jamais l’identité multi facettes du consommateur y joue un rôle essentiel. Alors, être capable d’exploiter les différents masques d’une même identité, et gérer tous ces profils sur l’autel d’une cohérence inédite, c’est ne pas se perdre, c’est avancer vers demain, bien sûr! C’est aussi se projeter dans les trente prochaines années! Bienvenue dans le monde merveilleux de l’identité...